Le Juge Theodor Meron, Président du Mécanisme international appelé à exercer les fonctions résiduelles des Tribunaux pénaux, a fait aujourd’hui la déclaration suivante à l’occasion de la commémoration du génocide de Srebrenica :

« Dans de nombreuses cultures, nous nous souvenons de nos chers disparus et honorons leur mémoire en allumant une bougie, la flamme de celle-ci symbolisant l’étincelle extraordinaire de la vie et, dans le même temps, sa fragilité. Mais cette flamme est aussi source et symbole de lumière, au sens propre comme au figuré, car elle illumine les ténèbres et incarne la vérité et le savoir face à l’obscurantisme.

Aujourd’hui, au moment où les personnes de bonne volonté sont réunies au mémorial de Potočari et partout dans le monde pour se recueillir et rendre hommage, chacune à leur manière, à ceux qui ont tragiquement perdu la vie lors des événements terribles qui se sont produits à Srebrenica il y a 23 ans, nous allumons tous d’une certaine manière la flamme du souvenir. Nous sommes tous les gardiens de cette flamme à la fois essentielle et fragile : aujourd’hui, et pour toujours, nous avons la responsabilité de veiller à ce que reste vivante la mémoire des pères, des frères, des maris et des fils disparus, ainsi que de toutes les victimes de ces événements terribles, que les enseignements tirés de Srebrenica ne tombent jamais dans l’oubli et que chacun d’entre nous fasse sa part pour répandre la lumière et établir la vérité, et repousser l’obscurantisme qui se nourrit de l’indifférence et du déni. »